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Dossier de presse

26 Février 2013 , Rédigé par Tina Fichter Publié dans #Dossier de presse

On en parle:

Voici le lien vers une chronique de Adrien Lachance, journaliste à Radio Canada International:

http://www.rcinet.ca/francais/a-l-affiche/entrevues-2012/12-53_2013-02-26-un-documentaire-sur-les-lesbiennes-de-montreal/

Un article (en anglais) sur le film:

http://readbuzz.com/movies-tv/2014/reel-it-up-review-im-a-lesbian-montreal/

Article que j'ai écrit pour la revue WOW, revue Lesbienne et féministe à Montréal

http://www.wow-lgbt.net/?p=176

In English;

http://imalesbianmontreal.over-blog.com/2014/02/press-kit.html

L’histoire de ce film commence fin 2011. Je suis étudiante en cinéma en France, à l’université Paris 8, à Saint-Denis, au nord de Paris et je participe à un atelier de documentaire.

Ma mission: Faire un film.

Le contexte: Je pars à Montréal pour quelques mois à partir de janvier 2012 pour un échange universitaire.

Filmer des lesbiennes devient rapidement une évidence.

Je suis lesbienne et assumée mais ne fréquentant aucune autre lesbienne que ma compagne, la curiosité me pique… Quels sont leurs parcours? Vivent-elles les choses comme moi? Et leur relation à leur famille? Et quels liens ont-elles avec les communautés lesbiennes? Et avec le féminisme? Et…?

Je connais ma vie de lesbienne dans les rues de Paris, les regards, les réflexions, les insultes parfois… Mais Montréal me semble être une ville où il fait bon vivre pour les lesbiennes. Qu’en est-il vraiment? Je me demande.

Je pars donc à l’aventure, de l’autre côté de l’océan, armée de ma caméra et de mes questions.

Sur place, je ne connais personne, alors j’envoie des mails partout, sur toutes les listes, les réseaux sociaux, les sites. Il est très important pour moi de rencontrer les femmes avant de les filmer; je le fais presque à chaque fois pour établir un rapport de confiance et pour savoir ce dont elles veulent parler. J’ai mes interrogations mais je veux qu’elles puissent s’exprimer, selon elles de quoi faudrait-il parler?

Je reçois beaucoup plus de réponses que prévu, l’enthousiasme grandit.

Je rencontre une vingtaine de femmes, nous discutons et ce sont des évidences devant moi, toutes ces personnalités, ces histoires, ces points de vues différents… Je suis passionnée, je ressens une envie très forte de les filmer, un besoin presque. Elles ont tellement à dire et surtout, je vois qu’elles ont envie de participer à ce film.

Selon la consigne, le film réalisé doit durer environ quinze minutes. Mais au diable la consigne, en fixant mes rendez-vous de tournage au fur et à mesure, je vois bien que ça va être impossible, quelle importance?

Il y a trop peu d’espaces d’expression pour les lesbiennes. Nous sommes de plus en plus représentées dans les fictions et il existe certaines icônes, mais à part ça? Quelle parole de lesbiennes est écoutée? Dans quel cadre pouvons-nous nous exprimer librement sans que notre parole soit orientée, réutilisée, coupée?

C’est ce que j’essaie de créer, un projet commun.

Je filme seule, je regarde dans le viseur de ma caméra, elles répondent donc en nous regardant la caméra et moi, nous formons une unité.

Je filme une vingtaine d’heures, pour une vingtaine de femmes.

Après ces quelques mois à Montréal, le retour en région parisienne est dur, mais le montage me replonge dans le film. Je suis seule devant mon ordinateur, aidée assez régulièrement par des regards auxquels je fais confiance, de nombreuses discussions au fur et à mesure du montage, un nombre incalculable d’heures devant l’écran. Déclarer un film terminé est assez dur, c’est la fin de l’aventure, la fin du montage, lorsque tout est encore possible. Comme si j’avais travaillé de la pâte à sel pendant des mois, que je savais qu’il était possible de sculpter des détails infimes, comme de retravailler la forme entière, et que soudain, je devais décider que la forme atteinte est la bonne, définitivement, et que je mettais le résultat au four, sachant qu’en sortant la pâte sera dure, que je ne pourrais plus rien y changer.

Début 2013, enfin, je grave mes premiers DVD. Cette aventure est tellement riche, je ne veux pas qu’elle s’arrête, je vois des défauts à ce film, mais je l’aime, je l’ai vu et revu et je suis toujours autant touchée par ces femmes, leurs paroles, leur humour, leur vécu, leur tristesse parfois, leurs idées…

Je pense que ce qu’elles racontent mérite d’être entendu et je travaille donc à le diffuser, le plus largement possible. D’abord dans les régions francophones et depuis quelques mois dans les pays anglophones aussi car j’ai une version sous-titrée en anglais. J’envoie des mails partout, à tous les centres LGBT, associations, collectifs, lieux etc. possibles, pour leur dire que j’ai réalisé ce film, que je serais heureuse de leur envoyer un DVD (gratuitement) et que si le film leur plaît, il leur sera possible de faire une projection (toujours sans frais) et de le laisser en libre disposition.

Je ne peux pas rendre visible le film entier en ligne car je le présente à des festivals qui demandent l’exclusivité, mais j’ai mis un extrait sur internet (http://www.youtube.com/watch?v=Rq6ME8VpGMk) et je suis souvent contactée par des personnes qui aimeraient voir la suite. Je leur envoie et je leur demande si elles connaissent un lieu près de chez elles qui pourrait être intéressé pour organiser une projection. Cela crée un véritable échange, nous communiquons beaucoup, elles peuvent avoir envie d’essayer d’organiser une projection et ça devient en partie leur projet, elles prennent possession du film à leur manière et ce partage me plaît beaucoup.

Je parle de la diffusion du film car pour moi un film est un tout et la manière dont on le pense, prépare et dont on le fait vivre après, est aussi importante que le film en lui-même, c’est l’essence du projet.

N’hésitez-pas à m’écrire (tina.fichter@hotmail.fr), si le film vous intéresse, si vous connaissez des lieux qui pourraient le projeter, si vous avez une question ou une remarque.

Synopsis:

« Je suis lesbienne » Montréal, Tina Fichter

Québec, 2013, 44’

« Je suis lesbienne », voilà ce qu’affirment les vingt-deux montréalaises de ce documentaire. Derrière cette phrase, des vécus, des expériences, des regards diversifiés et singuliers sont livrés en toute liberté et simplicité, à travers des entretiens face caméra. Les récits sont personnels et sensibles, lucides, fiers, et parfois même engagés. La parole est au centre de ce film, elle le constitue. Elle donne à entendre des voix méconnues, ignorées et souvent trop peu écoutées. Cette parole est ici témoignage, mais avant tout, prise de pouvoir.

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P
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F
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D
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